Le mot du Président : « Bon Vol (taire) »

 

Jonathan Livingston le Goéland n’est pas un oiseau ordinaire. La plupart des goélands se contentent d’apprendre à voler pour quêter leur nourriture. Pour Jonathan, l’essentiel n’est pas de manger, mais de voler. Mais il s’aperçoit bien vite que cette manière d’envisager les choses n’est pas la bonne pour être populaire parmi les oiseaux du  clan. « Voyons, Jonathan, lui dit son père, nous ne vivons pas de vols planés. N’oublie jamais que le seul but du vol est de trouver sa nourriture ». Jonathan s’efforce d’abord de se comporter comme les autres goélands, mais le cœur n’y est pas. Cela ne mène à rien pense-t-il. Dire que je pourrais continuer à apprendre. Il y a tant et tant à apprendre. Il essaye de convaincre les siens mais est rejeté par l’assemblée des Goélands pour cause de « mauvais exemple ». Il est banni du Clan à perpétuité. Qu’importe ! Jonathan a la certitude que les traditions sont faites pour être perpétuellement mises à l’épreuve par la connaissance personnelle, pour être sans cesse remises en question par l’expérience à l’opposé des croyances et des dogmes, quitte à vivre seul. Un soir deux magnifiques goélands « purs comme la lumière des étoiles » l’invitent à les suivre. « Jonathan, tu peux t’élever davantage encore. Ton premier apprentissage est terminé, il est temps d’en commencer un autre ». Jonathan Livingston le Goéland avait eu l’intuition, toute sa vie, qu’un jour, elle s’illuminerait de cet instant merveilleux. Oui, il volerait  plus haut encore et le moment était venu, pour lui, de s’en aller pour vivre dans sa vraie patrie. « Je suis prêt, dit-il simplement ». Et Jonathan, accompagnant les deux goélands étoiles, s’éleva dans le ciel et disparut avec eux en s’écriant : «  C’est donc cela, le Paradis… ».

Quels parallèles pourrions-nous faire entre le conte écrit par Richard Bach (« Jonathan Livingston le Goéland » Ed. Flammarion/Castor poche) et  notre concours d’orthographe ?

Une étude du CNRS (http://www.tepp.eu/doc/users/268/bib/elo_0492.pdf) menée auprès de 849 étudiants des universités démontre que l’amélioration de son orthographe permet d’augmenter ses moyennes de 0,5 à 1 point dans toutes les autres disciplines, littéraires et scientifiques. Ce constat peut aussi être fait en entreprise.  On observe, qu’au-delà du lien causal entre maîtrise de la langue et réussite scolaire, « l’excellence appelle l’excellence ». Nous aimerions que notre concours d’orthographe contribue à la progression de chacun.

L’entreprise peut être un lieu d’épanouissement personnel où ses membres apprennent les uns des autres, où la communication transversale permet l’émergence du vivant qu’il soit innovation, intelligence collective ou adaptation permanente à l’environnement. Pour arriver à ce résultat, nous devons considérer que chacun d’entre nous a le potentiel pour contribuer à l’essor de l’entreprise tout en développant sa qualification. Cela nécessite également de ne pas considérer son savoir comme un pouvoir privé mais comme un atout au développement commun. Il ne dépend que de nous de faire émerger une société du savoir qui stimule l’apprentissage continu à travers le travail. Il ne tient qu’à nous de construire une démarche pragmatique d’évolution vers un objectif de progrès, qui s’inscrit dans une logique de responsabilité sociale de l’entreprise dont chaque projet, chaque journée augmente les savoirs. Nous aimerions que notre concours constitue un moment de partage, en entreprise ou à l’école, et contribue à l’épanouissement de chacun.

 

« Bon Vol (taire) »

 

Dominique MULLER                Président              Direct Général Direct Ecureuil Est